Du financement pour les prochains films de grands cinéastes québécois

© Fournis par Journal Métro

Les prochains films de Denys Arcand, Anne Émond, Sophie Dupuis et Robin Aubert font partie des 14 œuvres que la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) soutiendra cette année.

De grandes pointures du cinéma québécois se trouvent dans la liste des films qui recevront un financement de la SODEC, publiée lundi.

Des retours

Le film Viking marquera le retour à la réalisation de Stéphane Lafleur (Continental, un film sans fusil, En terrains connus) sept ans après Tu dors Nicole. Coécrit avec Éric K. Boulianne, cette comédie de science-fiction raconte l’histoire de David, professeur d’éducation physique ayant toujours rêvé d’être astronaute.

Un autre retour attendu est celui de Denys Arcand (Le déclin de l’empire américain, Jésus de Montréal) qui réalisera une comédie. Dans Testament, le cinéaste abordera des «travers de notre époque», dont la rectitude politique et les scandales culturels.

Après avoir fait un saut à la télé pour réaliser Les beaux malaises 2.0, Robin Aubert (Les affamés, Tuktuq) revient au cinéma avec un drame sur la pandémie de Covid-19. Tu ne sauras jamais mettra en scène Pauk Vincent, un vieil homme en fin de vie enfermé dans sa chambre d’un CHSLD.

Parité

La moitié des 14 films financés par la SODEC sont réalisés par des femmes. C’est notamment le cas de Le temps d’un été, comédie dramatique de Louise Archambault (Il pleuvait des oiseaux, Gabrielle) dont le protagoniste est un aumônier de rue qui vient en aide aux personnes en situation d’itinérance à Montréal.

Alors que son très attendu long métrage, Souterrain, s’apprête à prendre l’affiche, le prochain film de Sophie Dupuis (Chien de garde) s’intéressera au milieu des drag queens en présentant l’histoire de Simon, étoile montante de la scène montréalaise.

La comédie romantique 23 décembre, scénarisée par l’autrice India Desjardins, sera pour sa part réalisée par Miryam Bouchard (Mon cirque à moi). Il s’agit d’un film de Noël choral se déroulant vingt-quatre heures avant le réveillon.

Des adaptations

Deux œuvres qui ont connu un grand succès dans les dernières années seront adaptées au grand écran. Le fascinant roman Le plongeur de Stéphane Larue, qui dépeint avec réalisme le milieu de la restauration montréalais tout en traitant de dépendance, sera porté par le cinéaste Francis Leclerc (Mémoires affectives, Un été sans point ni coup sûr).

Catherine-Anne Toupin signe elle-même le scénario adapté de sa percutante pièce de théâtre La meute. Le film qui aborde la haine sur Internet, un sujet toujours d’actualité, sera réalisé par Anne Émond (Jeune Juliette, Nuit #1).

Parmi les autres longs métrages financés, se trouvent le film d’animation La mort n’existe pas (Félix Dufour-Laperrière), les films jeunesse Kanaval (Henri Pardo) et Pasd’chicane dans ma cabane! (Sandrine Brodeur-Desrosiers) ainsi que le conte poétique Un goût amer d’éternité (Dominique Chila et Samer Najari).

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