La COVID-19 s’invite dans un exercice militaire de grande ampleur en Alberta

Jusqu'à 2500 soldats participent aux exercices Maple Resolve et Agile Ram, qui se déroulent sur un champ d'entraînement près de la base militaire Wainwright, dans l'est de l'Alberta. © Forces armées canadiennes Jusqu'à 2500 soldats participent aux exercices Maple Resolve et Agile Ram, qui se déroulent sur un champ d'entraînement près de la base militaire Wainwright, dans l'est de l'Alberta.

Des militaires participant à un exercice près de la base militaire Wainwright, au sud-est d'Edmonton, sont atteints de la COVID-19. Selon des témoignages, ils sont en isolement et certains pourraient se trouver dans des tentes non chauffées et n'avoir que des moyens limités de se laver.

Parmi les quelque 2500 soldats qui prennent part à des exercices à Wainwright, certains auraient reçu un résultat positif à un test de dépistage du coronavirus, selon deux militaires présents. Ceux-ci ajoutent que leurs collègues déclarés positifs sont confinés dans de petites tentes.

Selon eux, certaines de ces tentes ne sont pas chauffées et les soldats malades n’ont pas eu la possibilité de se laver correctement. Ils s’inquiètent aussi de savoir si les soldats concernés reçoivent des visites de suivi fréquentes.

Le capitaine Derek Reid, porte-parole des forces armées, confirme qu’un «petit nombre» de soldats est atteint de la maladie, sans préciser combien. Il affirme également que du personnel médical assure quotidiennement le suivi et que les malades peuvent être déplacés dans un centre d’isolement médical si nécessaire.

Il précise aussi qu’apprendre à survivre et à prospérer dans des «conditions austères» est une partie fondamentale de la formation militaire sur le terrain.

Il a dit avoir confirmé que le personnel en isolement a régulièrement accès à des douches, mais que le chauffage n'est disponible que pour les tentes suffisamment grandes pour accueillir un poêle.

Système préventif de cohorte

Le capitaine Reid confirme qu’un système de cohortes, d’environ 30 personnes, est mis en place à l’arrivée des militaires sur la base et que ceux-ci ne peuvent pas en sortir tant qu’ils n’ont pas reçu leurs résultats de tests de dépistage du coronavirus.

Il y a cependant des exceptions à cette règle, «dans des situations limitées qui demandent aux soldats d’interagir entre eux pour des raisons opérationnelles», précise le capitaine Reid.

Par ailleurs, dans les tentes 10 places mises à leur disposition, les deux soldats qui témoignent affirment dormir avec au moins sept personnes, quand un autre haut gradé de l’armée, le colonel Wade Rutland, soutient que celles-ci n'accueillent normalement que quatre personnes.

Le capitaine Reid précise que c’est à la chaîne de commandement de faire respecter cette politique et que, jusqu’à présent, il n’y a eu aucun rapport interne soulignant des problèmes à ce sujet.

Les soldats souhaitant être immunisés contre la COVID-19 ont eu accès à une clinique de vaccination entre le 26 et le 29 avril, selon le capitaine Reid.

Si la majorité a décidé de se faire vacciner, il souligne que, même si cela reste un geste volontaire pour les membres des forces armées canadiennes, ne pas avoir recours au vaccin peut entraver la capacité d'un membre à faire son travail ou à participer à des opérations.

Avec des informations de Paige Parsons

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