Des témoins condamnent le comportement de certains députés envers elles

© Fournis par La Presse Canadienne

OTTAWA — Certaines victimes d'agression sexuelle qui ont témoigné devant des comités parlementaires au cours des derniers mois se disent bouleversées par la façon dont elles ont été traitées.

Si elles ont ressenti de la colère, certaines ont cru être victimisées de nouveau par cette expérience.

Plusieurs comités parlementaires ont invité des victimes d'agressions sexuelles, d'exploitation et de traumatisme à partager leurs expériences et à formuler des recommandations. Par exemple: le comité permanent de l'accès à l'information, de la protection des renseignements personnels et de l'éthique qui étudie les façons pour protéger la vie privée des personnes qui apparaissent contre leur gré sur des sites internet pornographiques comme Pornhub.

Le comité permanent de la condition féminine examine de son côté les allégations généralisées d'inconduite sexuelle dans les Forces armées canadiennes.

Melissa Lukings, étudiante en droit ayant une expertise en cybersécurité, dénonce le comportement grossier de certains membres de ce comité. La séance à laquelle elle a assisté le mois dernier a été interrompue après plus de 40 minutes de chamailleries partisanes.

Julie Lalonde, une éducatrice en prévention de la violence sexuelle, dit qu'elle a été troublée par la façon dont certaines femmes qui racontaient des histoires profondément personnelles d'agression sexuelle ont été continuellement coupées par des députés lors de leur témoignage.

Ces comportements soulèvent des questions quant à la pertinence de former les législateurs canadiens sur la façon d'adopter une approche tenant davantage compte des traumatismes des témoins vulnérables.

Teresa Wright, La Presse Canadienne

Des témoins condamnent le comportement de certains députés envers elles