​ - L’«écriture inclusive» interdite à l’école

À l’encontre des thèses voulant que l’Académie française ait voulu « masculiniser la langue », le sénateur Max Brisson (LR) affirmait qu’« il n’y a pas de lien entre grammaire et place de la femme dans la société ». © Agence France-Presse À l’encontre des thèses voulant que l’Académie française ait voulu « masculiniser la langue », le sénateur Max Brisson (LR) affirmait qu’« il n’y a pas de lien entre grammaire et place de la femme dans la société ».

L’écriture dite « inclusive » sera dorénavant bannie des écoles françaises. Jeudi dernier, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, publiait une circulaire en proscrivant l’usage dans l’enseignement et l’administration scolaire.

Selon la directive publiée au Bulletin officiel, ces nouvelles graphies qui utilisent le point médian (« professeur.e.s ») et suppriment l’utilisation du masculin générique désignant aussi bien les hommes que les femmes (« les professeurs ») sont « non seulement contre-productives » dans la lutte contre les discriminations, mais « nuisibles à la pratique et à l’intelligibilité de la langue française ».

Le ministre estime que ces usages, aujourd’hui surtout limités à l’affichage public, à certains documents administratifs et à au moins un manuel scolaire, représentent un obstacle à l’apprentissage des élèves. « L’impossibilité de transcrire à l’oral les textes recourant à ce type de graphie gêne la lecture à voix haute comme la prononciation, et par conséquent les apprentissages, notamment des plus jeunes », souligne la circulaire.

La féminisation des titres


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