Les affrontements entre Israël et le Hamas ont fait environ 70 morts

Une femme palestinienne pleure la mort de son fils, Rasheed Abu Arra, tué lors d'affrontements avec les forces israéliennes dans le village d'Aqqaba, près de la ville de Tubas en Cisjordanie, le 12 mai 2021. © Majdi Mohammed/AP Une femme palestinienne pleure la mort de son fils, Rasheed Abu Arra, tué lors d'affrontements avec les forces israéliennes dans le village d'Aqqaba, près de la ville de Tubas en Cisjordanie, le 12 mai 2021.

Plus de 1000 roquettes tirées vers Israël, des frappes continues sur la bande de Gaza et quelque 70 morts depuis lundi : l'affrontement armé entre le Hamas et l'État hébreu ne donne mercredi aucun signe d'apaisement et fait craindre une « guerre à grande échelle ».

La dernière victime connue de cette escalade militaire est un enfant de six ans, à Sdérot. Cette ville israélienne a subi un nouveau barrage de roquette du Hamas depuis la bande de Gaza, attaque qui a aussi causé des ravages dans la ville voisine d'Ashkelon.

Près d'une dizaine de civils israéliens ont perdu la vie - dont deux enfants - depuis le déclenchement des hostilités lundi, les plus intenses depuis la guerre de Gaza de 2014.

À Gaza, enclave palestinienne sous blocus israélien et contrôlée par le Hamas, au moins 60 personnes sont mortes dans des frappes israéliennes, dont des enfants et plusieurs commandants du Hamas.

Les violences font suite aux troubles du week-end sur l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam et site le plus sacré du judaïsme, dans le secteur palestinien de Jérusalem occupé et annexé par Israël.

Aucune trêve n'est envisageable tant qu'un calme durable» n'est pas assuré, a prévenu le ministre israélien de la Défense, Benny Gantz, alors que des dommages inégalés depuis la dernière guerre de Gaza en 2014 ont été constatés en Israël.

L'inquiétude grandit au sein de la communauté internationale. Le Conseil de sécurité de l'ONU a tenu mercredi une nouvelle réunion d'urgence à huis clos consacrée à cette crise sanglante, sans parvenir comme lundi à s'entendre sur une déclaration en raison d'une opposition persistante des États-Unis à l'adoption de tout texte, selon des diplomates.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a appelé mercredi à tout mettre en œuvre pour éviter un nouveau conflit meurtrier».

Israël et le Hamas se dirigent vers une guerre à grande échelle», a alerté mardi l'émissaire de l'ONU pour le Proche-Orient Tor Wennesland : une guerre à Gaza serait dévastatrice et ce sont les gens ordinaires qui en paieraient le prix», dans ce microterritoire palestinien de 2 millions d'habitants sous blocus, miné par un taux de chômage avoisinant 50 %.

De la fumée émane d'un quartier de la ville de Gaza, dans la bande de Gaza, à la suite d'un bombardement effectué par les forces israéliennes le 12 mai 2021. © Adel Hana/Associated Press De la fumée émane d'un quartier de la ville de Gaza, dans la bande de Gaza, à la suite d'un bombardement effectué par les forces israéliennes le 12 mai 2021.

Un émissaire américain au Proche-Orient

Mercredi, le chef de la diplomatie américaine a annoncé que les États-Unis enverront un émissaire au Proche-Orient pour exhorter Israéliens et Palestiniens à la désescalade», après la série de raids et d'affrontements de ces derniers jours.

De son côté, l'Union européenne (UE) a appelé mercredi à l'arrêt immédiat» des violences en Israël et dans les Territoires palestiniens pour éviter un conflit plus large», dans une déclaration du chef de la diplomatie européenne.

Les affrontements entre Israël et le Hamas ont fait environ 70 morts