La réouverture des terrasses réclamée pour la mi-mai

L'Italie entame un déconfinement partiel des restaurants, des bars et des cinémas dès lundi, malgré plus de 10 000 cas quotidiens. © MIGUEL MEDINA/Getty L'Italie entame un déconfinement partiel des restaurants, des bars et des cinémas dès lundi, malgré plus de 10 000 cas quotidiens.

Le beau temps revient et les restaurateurs s’impatientent. Plusieurs demandent au gouvernement d’autoriser l’ouverture des terrasses au retour de la fête des Mères, à la mi-mai, pour redémarrer les cuisines tout en minimisant les risques de propagation de la COVID-19.

«Ce qu’on dit au gouvernement aujourd’hui, c’est que vous avez fait une bonne job à gérer la crise. Maintenant, aidez-nous à gérer le retour,» lance Pierre Moreau, PDG du Groupe Restos Plaisirs derrière,, entre autres, la bannière Cochon dingue.

La vaccination va bon train, le soleil revient, et il est maintenant temps de planifier le déconfinement, selon l’homme d’affaires, qui demande un plan clair des autorités.

«Un restaurant, c'est comme une grosse usine... Il y a des gens à embaucher, il y a des commandes à faire, il y a de la transformation alimentaire à faire. Si on le sait juste au mois de juin, il y a tout le bassin des étudiants qui va être perdu. Ces jeunes-là vont se trouver un autre employeur.»

Le président et directeur général du Groupe Restos Plaisirs, Pierre Moreau © /Radio-Canada Le président et directeur général du Groupe Restos Plaisirs, Pierre Moreau

Kathy Rioux, propriétaire du Café Krieghoff, abonde dans le même sens.

«Dire à notre personnel : ‘’attends, attends attends’’... Tout le monde a besoin de sous, alors c'est impensable. C'est quelque chose qui ne se fait pas», selon elle. 

Ouvrir en respectant scrupuleusement les règles sanitaires de distanciation, de port du masque et de tenue d’un registre serait sécuritaire, selon elle. Et la clientèle ne demanderait pas mieux, à son avis.

D’autant que la piétonnisation des artères commerciales, comme l’avenue Cartier sur laquelle donne la terrasse du Café Krieghoff, demande encore des ajustements de la Ville de Québec.

Kathy Rioux, propriétaire du Café Krieghoff © Vincent Cantin-Archambault/Radio-Canada Kathy Rioux, propriétaire du Café Krieghoff

«C’est sûr que si le gouvernement nous donne le ‘’okay’’, la Ville de Québec va devoir emboîter le pas et dire : ‘’à partir de telle date, les fins de semaine, on ferme les rues et les rend piétonnes’’», rappelle-t-elle.

L’Association Restauration Québec va plus loin en demandant au gouvernement d’assouplir les règles en salle pour permettre aux restaurateurs de recruter et de former le personnel.

«Rouvrir les terrasses, rouvrir à l’intérieur aussi, peut-être, pour les gens qui vivent sous le même toit», plaide Martin Vézina, porte-parole de l’ARQ. «Juste permettre que les familles puissent manger autour d’une même table, on croit qu’en zone rouge, ça pourrait être une solution à envisager.»

L'avenue Cartier était l'une des artères commerciales réservées aux piétons à l'été 2020. © /Crédits : Société de développement commercial du quartier Montcalm L'avenue Cartier était l'une des artères commerciales réservées aux piétons à l'été 2020.

Chaque semaine de retard rend plus probable le retour du manque de main-d’oeuvre qui avait plombé les affaires, en 2020.

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, demande aux restaurateurs et aux tenanciers de bar de faire preuve de patience, assurant que son équipe travaille sur un plan de réouverture.

«C’est une question de temps, mais le temps est long», conclut Kathy Rioux. «Nous, on est prêts.»

Avec les informations de Marie-Pier Mercier

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