Vingt-cinq ans d’amour entre les Backstreet Boys et le Québec

© Fournis par Journal Métro

Peu de groupes pop peuvent se vanter d’une telle longévité. Vingt-cinq ans après la sortie de leur tout premier album, les Backstreet Boys continuent de remplir des stades et de plaire à leurs fans, notamment ceux du Québec, qui leur sont restés fidèles toutes ces années.

Tout a commencé au Québec pour les BSB. L’animatrice Sonia Benezra, qui les a interviewés à de nombreuses reprises pour MusiquePlus et TQS – notamment à Paris, New York et en Floride – se souvient de sa toute première rencontre avec Nick Carter, A.J McLean, Brian Littrell, Kevin Richardson et Howie Dorough comme si elle avait eu lieu hier.

«Je les ai rencontrés avant leur tout premier spectacle ici, bien avant qu’ils soient connus. Je ne l’oublierai jamais, je me sentais un peu comme leur grande sœur», raconte-t-elle en partageant généreusement plusieurs anecdotes à leur sujet.

Ce n’est donc pas surprenant que lors de leur plus récent passage au Centre Bell en juillet 2019 – lors duquel ils ont d’ailleurs dédié une chanson à la célèbre animatrice – Nick a déclaré: «Montréal fait partie de notre ADN».

«Aux États-Unis, ils n’y croyaient pas tellement au début. Nous, au Québec, on a le pif! se souvient Sonia Benezra. On était parmi les premiers et ils s’en souviennent. Ils se rappellent l’accueil, ils se rappellent l’amour, ils se rappellent que les gens achètent des billets même s’ils les ont déjà vus 40 fois.»

Les valeurs BSB

Sylvestre Caron, fan des Backstreet Boys, entouré de Howie, Nick et A.J. © Fournis par Journal Métro Sylvestre Caron, fan des Backstreet Boys, entouré de Howie, Nick et A.J.

Sylvestre Caron fait partie des fans de la première heure du groupe. «J’ai acheté tous leurs albums. Je trouve qu’ils ont toujours gardé une saveur intéressante. Ils ont de belles voix et ils donnent un bon show, qu’on aime ou pas», dit-il.

Sa sortie du garde-robe a coïncidé avec les débuts des BSB. «J’essayais de comprendre c’est quoi la vie, l’amour, et il n’y avait rien d’accessible pour les gais. Encore aujourd’hui, très peu d’artistes chantent ouvertement pour les homosexuels. Mon seul moyen était de passer parce ce qui s’adressait aux filles, et c’était les Backstreet Boys.»

Si, à l’époque, il n’assumait pas publiquement son admiration pour les BSB, aujourd’hui, il s’en «contrebalance», dit-il. C’est ce qui lui a permis de faire une confidence à Nick Carter lors du plus récent meet and greet (événement de rencontre entre des personnalités connues et leur public) du groupe à Montréal.

«Je lui ai dit : “You’re my first crush ever”. J’étais énervé comme un enfant. Il m’a pris dans ses bras.»

Cette anecdote confirme les propos de Sonia Benezra, qui, à quelques reprises lors de notre entretien, a déclaré: «Ce sont vraiment de bons garçons!»

«Ce ne sont pas juste des artistes qui chantent ensemble, ils sont vraiment comme des frères. C’est beau et c’est rare.» -Sonia Benezra

En février dernier, Caroline Gauthier, une grande admiratrice du groupe, a demandé l’aide médicale à mourir. Elle rêvait de rencontrer les BSB. Deux jours avant son décès, Sonia Benezra a été sollicitée par ses proches pour entrer en contact avec le groupe.

«J’ai envoyé un courriel à Howie, qui m’a répondu. Puis, j’ai écrit à leur gérante pour rejoindre les autres», relate-t-elle. Howie, A.J. et Kevin ont chacun envoyé un message vidéo personnalisé à la jeune femme de 35 ans.

«Ça m’a confirmé que, I’m right about them, confie l’animatrice, encore émue par cette touchante histoire. Je n’ai vraiment pas tort quand je dis qu’ils sont des bons garçons avec de superbes valeurs.»

Des souvenirs précieux

Le succès des BSB repose aussi bien sûr sur leur pop accrocheuse qui a charmé une génération entière de jeunes Québécoises à la fin des années 1990.

Julie Taillon est fan du célèbre boys’s band «depuis le jour 1», assure-t-elle. Au point où «si une future date n’aime pas les Backstreet Boys, ça ne fonctionnera peut-être pas», lance-t-elle en riant.

Selon elle, la musique des BSB, tant leurs nouveaux albums que leurs tout premiers, s’écoute à toutes les occasions. «C’est de la bonne musique pour faire le ménage, du jogging, le party… Ils ont aussi des tounes pour quand ça va mal.»

Un avis partagé par Sonia Benezra. «Quand j’entends les Backstreet Boys à la radio, je monte le volume. Ça me rend heureuse! Ça donne le goût de sourire, de chanter, de rêver et, par les temps qui courent, ça fait vraiment, vraiment du bien.»

Geneviève Everell en compagnie des Backstreet Boys © Fournis par Journal Métro Geneviève Everell en compagnie des Backstreet Boys

Geneviève Everell garde elle aussi de précieux souvenirs des BSB. Ayant grandi dans un milieu défavorisé, elle n’aurait jamais cru qu’elle aurait la chance de les voir sur scène.

«T’sais, quand t’as de la misère à manger trois repas par jour parce que ta mère n’a pas de sous et que tu te fais offrir d’aller voir les Backstreet Boys…» se souvient-elle, encore émue, en racontant la première fois qu’elle les a vus sur scène. Ce spectacle reste «un des plus beaux moments» de sa vie.

Comme Sylvestre Caron, elle a rencontré son groupe préféré lors de leur meet and greet, il y a deux ans. «J’ai réalisé mon rêve», dit-elle.

Se décrivant comme une «grande nostalgique», elle associe aussi leur musique à des moments marquants de sa vie. «Même si on n’était pas riche, ma mère dansait avec moi sur les Backstreet Boys», se souvient-elle. Aujourd’hui, son fils de quatre ans lui demande d’écouter leurs chansons.

Les trois fans interviewés par Métro ont tous leur billet pour le prochain spectacle des BSB à Montréal, qui a été reporté au 3 septembre prochain à cause de la pandémie.

«C’est du rarement vu un groupe qui reste aussi populaire après 25 ans! s’étonne Sonia Benezra, qui a suivi de près la carrière de nombreux musiciens. Ils savent à quel point ils sont chanceux d’avoir la fidélité des fans, c’est pourquoi ils profitent de chaque moment sur scène.»

Inscrivez-vous à notre infolettre et recevez un résumé quotidien de l’actualité de Montréal.

Vingt-cinq ans d’amour entre les Backstreet Boys et le Québec