L’OMS révise sa position sur la transmission aérienne de la COVID-19

Les aérosols ne s’accumulent pas dans les environnements extérieurs ou très bien ventilés. © Valérian Mazataud Archives Le Devoir Les aérosols ne s’accumulent pas dans les environnements extérieurs ou très bien ventilés.

Sans tambour ni trompette, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de réviser sa position sur la transmission de la COVID-19. Subtile, la mise à jour arrime toutefois le message de la puissante entité à celle de nombreux experts qui appellent, depuis des mois, à une gestion pandémique basée sur la propagation aérienne du virus.

Jusqu’à tout récemment, l’OMS expliquait sur la version anglaise de son site Web que le coronavirus « se propage principalement par des gouttelettes respiratoires entre personnes qui sont en contact étroit les unes avec les autres ». Elle reléguait la transmission par aérosols à des « contextes spécifiques », ajoutant que des études sont en cours. (En fait, cette explication perdure sur la page en français.)

Toutefois, le 30 avril, l’organisation a révisé la version anglaise de sa fiche. Elle met maintenant les aérosols sur un pied d’égalité avec les gouttelettes. En outre, elle explique que le virus peut se propager dans les lieux intérieurs bondés ou mal ventilés. « Il en est ainsi parce que les aérosols restent suspendus dans l’air ou voyagent au-delà d’un mètre de distance (longue distance) », explique-t-elle.

Le 7 mai, l’agence américaine de santé publique (Centers for Disease Control and Prevention, CDC) modifiait sa position à son tour. Elle insiste désormais sur la transmission par la respiration. « Inspirer de l’air à proximité d’une personne infectée » figure maintenant au sommet de sa liste des modes de transmission. La mise à jour tranche avec la position précédente de l’agence, qui se focalisait sur les gouttelettes non volatiles.


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